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Charte de l'association :
Elaborée par
les membres d'Arco-Iris, cette charte résume les objectifs de l'association
et sa position sur la capoeira en tant que pratique sportive et sociale.
Etre adhérant de l'assocation suppose d'être en accord avec
les principes décrits ici.
Une lutte contre l'oppression :
La Capoeira porte en elle une
histoire faite doppressions, de discriminations et de lutte
pour lémancipation. Elle fut développée dans
le contexte esclavagiste brésilien
comme un moyen pour les noirs daffirmer leur identité et
de résister face à lhumiliation physique et morale
quils subissaient. Sa pratique est aujourdhui le prolongement
de cette histoire. Elle agit comme une mémoire de lengagement,
comme un lien entre les luttes du passé et celles du présent.
Une pratique sportive et sociale.
Pendant
longtemps la Capoeira a été utilisée au Brésil
comme une arme. D'une grande efficacité, sa pratique demande
beaucoup d'entraînement pour acquérir de la résistance
et de l'endurance. C'est un art non sans risque qui demande un entraînement
intensif, tant pendant les cours qu'en dehors. Feintes, esquives, attaques,
acrobaties, forment un tout dans le jeu avec le partenaire, dans les
chants et la musique.
La bonne condition physique nécessaire à la pratique de
la Capoeira s'acquiert petit à petit ; il ne faut pas se décourager
même si les entraînements apparaissent parfois éprouvants.
Chacun a des points forts sur lesquels s'appuyer et des faiblesses
à surmonter. Observez-vous les uns les autres, et écoutez
les remarques des professeurs et de vos camarades. Des séances
fréquentes conviennent mieux pour le développement des
capacités corporelles, que ce soit la puissance musculaire, la
souplesse ou la coordination motrice.
La
musique, les histoires, les chants,
font partie intégrante de la Capoeira. Ils donnent de l'énergie
; c'est pourquoi tout le monde se doit de participer, de se "lâcher".
Si l'association "Arco-Iris" est un lieu d'expression du corps,
elle est aussi un lieu de parole, déchange, de respect
de lautre et du groupe. Lun des principaux objectifs de
l'association est ainsi d'introduire cet art dans les quartiers dit "difficiles"
où toutes les formes de violences verbales ou physiques seraient
remplacées par un langage propre à la Capoeira.
La roda (ronde) où les capoeristes se rencontrent à la fin
du cours, est loccasion dun dialogue dans lequel chacun est
libre de sexprimer et où tous types de sujets peuvent
être abordés. Ici sont débattus aussi bien les
questions touchant à lassociation que les problèmes
de société. En effet, la lutte que symbolise la Capoeira
se situe tant sur le plan physique que dans le quotidien. Elle est une
prise de conscience sur le monde qui nous entoure et lescombats quil
impose.
La Capoeira Angola :
Lassociation
se tourne vers une pratique dite traditionnelle de la Capoeira:
la Capoeira "Angola", qui a été pendant
très longtemps la lutte des esclaves en Afrique puis au Brésil.
La Capoeira Angola est entièrement basée sur la tromperie,
la ruse, la malice. Ce sont là les principaux critères du
jeu d'un "Angolero". La Capoeira Angola se pratique principalement
au sol avec beaucoup de mouvements qui semblent "bizarres"
à première vue, mais c'est à partir de ces expressions
que partent les attaquent les plus subtiles.
La Capoeira possède plusieurs visages et se prête à
des interprétations nombreuses. Sa portée reste néanmoins
universelle et brise les barrières traditionnelles. Elle résulte
de la rencontre de multiples formes culturelles comme le jeu, la lutte,
la danse, la musique, la philosophie, la religion, le théâtre
et le divertissement. Elle est ouverte à tous et peut satisfaire
chacun. Ceci explique que les effectifs de lassociation regroupent
un public mixte, hétérogène en âges et en origines
sociales.
L'on
y met, cherche et trouve ce qu'on peut : de la musique, des chants,
une culture et une langue différentes, une expression corporelle,
un épanouissement, un apprentissage du respect, ladhésion
à un groupe, des amitiés, des conflits, de la patience,
de lécoute, de lobservation, du jeu, de la malice...
Comme dans beaucoup de pratiques et rites dorigine africaine, les
anciens, détenteurs du savoir, transmettent la Capoeira par
l'oral et par lexemple. Ne vous formalisez pas si au début
beaucoup de réponses vous paraissent troubles. La Capoeira est
dure à expliquer. Il ne faut pas chercher à tout savoir
tout de suite. C'est aussi un travail personne.
La vie de lassociation :
Être
adhérant correspond à une forme dengagement.
Chacun est tenu de participer à la vie
de lassociation, que se soit pour assister aux Assemblées
Générales, en faire la promotion à travers des démonstrations,
ou plus simplement en donnant un coup de main à la préparation
des cours et des différentes manifestations.
L'association a ainsi déjà mis sur pied plusieurs grands
évènements, notamment les premières rencontres
en 1999 avec Mestre Jûan-Grande, l'un des plus grands maîtres
de Capoeira Angola. Puis, au mois de novembre 2000, les rencontres avec
Mestre Moraes du Groupe GCAP. En mars 2001, Arco-Iris a accueilli
Mestre Lûa-De-Bobô et Mestre Jûan-Pequenô
(84ans) qui est le plus ancien Maître de Capoeira Angola encore
vivant avec Mestre Jûan-Grande; se sont les descendants directs
de Mestre Pastinha.
Chaque
année, plusieurs fêtes sont aussi
organisées.
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